Moed katane
Daf 14b
אָבֵל בַּשַּׁבָּת הָרִאשׁוֹנָה אֵינוֹ הוֹלֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת. בַּשְּׁנִייָה הוֹלֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת וְאֵינוֹ יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ. בַּשְּׁלִישִּׁית יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר. בָּרְבִיעִית שׁוֹוֶה לְכָל אָדָם. רִבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר. אֵיפְשַׁר לוֹמַר בַּשַּׁבָּת הָרִאשׁוֹנָה שֶׁהָרַבִּים מִתְעַסְּקִין עִמּוֹ. אֶלָּא הַשְּׁנִייָה הִיא הָרִאשׁוֹנָה. הַשְּׁלִישִּׁית הִיא הַשְּׁנִייָה. הָרְבִיעִית הִיא הַשְּׁלִישִּׁית. רִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר. אָבֵל בַּשַּׁבָּת הָרִאשׁוֹנָה הוֹלֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת וְאֵינוֹ יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ. בַּשְּׁנִייָה יוֹשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר. בַּשְּׁלִישִּׁית שׁוֶֹה לְכָל אָדָם. רִבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר. הֲלָכָה כְדִבְרֵי מִי 14b שֶׁהוּא מוֹסִיף יָמִים.
Traduction
Lorsqu’on conduit un mort d’une ville à l’autre, comme pour ceux qui portent leurs défunts à Bet-Sharé, quand le deuil commence-t-il? Il y a deux versions à ce sujet: selon les uns, ceux qui restent dans la ville mortuaire comptent à partir du jour où le mort est parti; et ceux qui l’accompagnent comptent depuis le moment où le sépulcre est fermé. Selon l’autre version, tous comptent depuis le moment de la fermeture du sépulcre. R. Simon dit au nom de R. Josué b. Levi: tout dépend du chef de la famille. Selon R. Jacob b. Aha au nom de R. Assi, on suivra cet avis en ce qu’il a de plus sévère, ce que l’on entend ainsi: Si le chef de famille reste dans la maison mortuaire, ceux qui sont auprès de lui comptent à partir du départ du défunt, et ceux qui suivent ce dernier au sépulcre comptent depuis la fermeture; lorsqu’au contraire le chef de famille suit le mort au lieu de sépulture, tous comptent depuis la fermeture du sépulcre. Ainsi, lorsque Gamliel Zouga perdit sa sœur (enterrée au loin), le frère aîné l’accompagna. R. Mena lui dit: puisque tu es le chef de la famille, lorsque tu seras arrivé auprès de tes frères, retire tes sandales (à ce moment là le deuil commencera pour tous).
Pnei Moshe non traduit
איפשר לומר בשבת הראשונה. של שבעה דאיצטריך ליה לומר אינו הולך לבהכ''נ בתמיה שהרי רבים מתעסקין עמו להראות לו פנים כדלעיל אלא השנייה שהיא לאחר שבעה היא הראשונה ועלה אמרו שאינו הולך לבה''כ והשלישית שהיא שבת שלאחריה היא השנייה שאמרו הולך ואינו יושב במקומו והרביעית היא השלישית שאמרו יושב במקומו ואינו מדבר:
הֲרֵי שֶׁבָּא וּמַצָא אֵבֶל בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ. בַּשֵּׁינִי וּבַשְּׁלִישִׁי מַשְׁלִים עַמָּהֶן. בָּרְבִיעֵי מוֹנֶה לְעַצְמוֹ. רִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר. אֲפִילוּ (בַּשִּׁישִׁי) [בָּרְבִיעִי] מַשְׁלִים עַמָּהֶן. רִבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר. הֲלָכָה כְרִבִּי שִׁמְעוֹן בְּשֶׁאֵינוֹ גְדוֹל מִשְׁפָּחָה. אֲבָל אִם הָיָה גְדוֹל מִשְׁפָּחָה מוֹנֶה לְעַצְמוֹ. כְּהָדָא רִבִּי מָנָא הוֹרֵי לְרִבִּי אַרְמֵנִייָא. מִכֵּיוָן שֶׁאַתְּ גְּדוֹל מִשְׁפָּחָה מְנֵה לְעַצְמָךְ. בְּשֶׁלֹּא הוּרְאוּ לוֹ רוֹב פָּנִים. אֲבָל אִם הוּרְאוּ לוֹ רוֹב פָּנִים נוֹטְלוֹ לַמֶּרְחָץ. כְּהָדָא רַב הוּנָא הוֹרֵי לַאֲחוֹי דֵּרִבִּי יְהוּדָה בַּר זַבְדִּי. מִכֵּיוָן שֶׁהוּרְאוּ לוֹ רוֹב פָּנִים נוֹטְלוֹ לַמֶּרְחָץ.
Traduction
Lorsqu’on exhume un cadavre pour l’enterrer ailleurs, quand le deuil commence-t-il? Selon les uns, dès que l’on ferme le premier sépulcre; selon les autres, dès qu’on a fermé le second. Lorsqu’un cas de ce genre survint à R. Yossa, il consulta R. Hanania, le compagnon des rabbins, qui lui dit de commencer à compter le deuil depuis la fermeture du premier. Lorsque le même cas arriva à R. Jérémie, il consulta R. Zeira et R. Amé, qui lui dirent de compter depuis la fermeture du 2e sépulcre. A l’arrivée de R. Jérémie chez R. Hanania, celui-ci lui dit: c’est au point de vue de l’aggravation que R. Zeira et R. Amé t’ont enseigné leur avis (en droit strict, on compte depuis la première). R. Yona et R. Yossa disent tous deux que la discussion précédente a seulement lieu au cas où l’exhumation est accomplie dans la 1re semaine de deuil; mais si c’est pendant le reste du mois, le deuil capital est déjà passé (et tous sont d’avis de compter alors depuis la fermeture du premier sépulcre); ou encore si dès la première inhumation on projetait d’exhumer le mort pour le déplacer, les uns sont d’avis de compter depuis l’inhumation définitive; sans quoi, on compte depuis la première fermeture. Ainsi à la mort de Gamliel de Kounteh, les gens de Koursa chez qui il se trouvait, l’enterrèrent près d’eux. Au bout de trois jours, réflexion faite, ils se proposèrent de le placer dans un caveau de sa famille, et ils consultèrent à ce sujet R. Simon qui leur répondit au nom de R. Josué b. Levi: puisque vous n’avez pas eu en principe le projet de l’exhumer plus tard, comptez depuis la clôture du premier tombeau. A Jésus, frère de Dorus, un cas analogue survint; il consulta R. Abahou pour savoir de quel moment part le deuil? C’est depuis la clôture du 2e sépulcre, lui répondit ce rabbin. J’étais avec toi, lui répliqua R. Jacob b. Aha, lorsque cette question fut adressée à R. Abdima de Hipa, qui dit de compter depuis la clôture du 1er sépulcre. Je ne l’ai pas entendu ainsi, dit R. Aha; mais si tu es certain, va et professe cet avis.
Pnei Moshe non traduit
רבי שמעון אומר וכו' הלכה כדברי שהוא מוסיף ימים. להיות שוה לכל אדם וזהו כר''ש דהלכה כדברי המיקל באבל:
ברביעי מונה לעצמו. בתחלה:
רבי שמעון אומר וכו' הלכה כר''ש בשאינו גדול משפחה. זה שבא מן הדרך ומצא אבילות בתוך ביתו אבל אם היה גדול משפחה ובא ברביעי מונה לעצמו:
בשלא הוראו לו רוב פנים. הא דתמרינן שאם בא לאחר שלשה מונה לעצמו דוקא בשלא הוראו לו רוב מהמנחמין פנים כלומר שלא מצא מנחמין אצל זה שהוא בבית אבל אם הוראו לו פנים מרוב המנחמין שמצא מנחמין אצלו. נוטלו למרחץ. כלומר אפי' בא בשביעי ימצא מנחמין אצלו כבר כלו ימי שבעה דמקצת היום ככולו ומותר ברחיצה מדינא וזה שהוא כאן נוטלו לוה שבא עמו והולכין למרחץ וכלומר דכמו שכלו שבעה לזה כך כלו לזה דהואיל ומצא מנחמין מונה עמהן לעולם:
הֲרֵי שֶׁמּוֹלִיכִין אוֹתוֹ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם. כְּגוֹן אִילֵּין דְּקָֽבְרִין בְּבֵית שָׁרֵיי. אִת תַּנָּיֵי תַנֵּי. אֵילּוּ שֶׁכָּן מוֹנִין מִשֶּׁיָצָא הַמֵּת. וְאֵילּוּ שֶׁשָּׁם מוֹנִין מִשֶּׁיִיסָתֵם הַגּוֹלֵל. אִית תַּנָּיֵי תַנֵּי. אֵילּוּ וָאֵילּוּ מוֹנִין מִשֶּׁיִיסָתֵם הַגּוֹלֵל. רִבִּי סִימוֹן בְּשֵׁם רִבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר גְּדוֹל הַמִּשְׁפָּחָה. רִבִּי יַעֲקֹב בַּר אָחָא בְשֵׁם רִבִּי אַסּי. לְחוֹמָרִין. מָהוּ חוֹמָרִין. אִם הָיָה גְדוֹל הַמִּשְׁפָּחָה כָאן. אֵילּוּ כָאן מוֹנִין מִשֶּׁיָצָא הַמֵּת וְאֵילּוּ שֶׁשָּׁם מוֹנִין מִשֶּׁיִּיסָתֵם הַגּוֹלֵל. אִם הָיָה גְדוֹל הַמִּשְׁפָּחָה שָׁם. אֵילּוּ וָאֵילּוּ מוֹנִין מִשֶּׁיִיסָתֵם הַגּוֹלֵל. כְּהָדָא. גַּמְלִיאֵל זֵוּגָא דָמְכַת אַחְתֵּיהּ. סְלַק הִילֵּל אַחֲוֵהּ עִימֵּיהּ. אָמַר לֵיהּ רִבִּי מָנָא. מִכֵּיוָן שֶׁאַתְּ גְּדוֹל מִשְׁפָּחָה כַּד תְּהֵא סְלַק גַּב אָחוּךְ הֲוֵי שְׁלַף סַנְדָּלָךְ.
Traduction
Comment sait-on, de par la Loi, que le deuil officiel est de 7 jours (86)Rabba à (Gn 100)? De ce qu’il est écrit (Gn 50, 10): il fit à son père un deuil de 7 jours. —Mais peut-on déduire un règle d’un fait antérieur à la promulgation de la Loi? Aussi, R. Jacob b. Aha au nom de R. Zeira la déduit de ce verset (Lv 8, 35): vous resterez à la porte de la tente d’assignation jour et nuit, pendant 7 jours, et vous garderez l’observance (87)Mot détourné ici de son sens habituel pour les besoins de l'exégète. de la demeure de l’Eternel; ce qui veut dire: comme le Très-Saint a veillé sur le monde 7 jours (de la création), de même vous garderez 7 jours à la mort de vos frères. D’où sait-on que Dieu a tenu 7 jours de deuil pour le monde? De ce qu’il est dit (Gn 7, 10): il arriva au bout de 7 jours que les eaux du déluge furent sur la terre. —Mais s’afflige-t-on avant le décès d’un mort? En effet, le mortel qui ignore l’avenir ne s’afflige qu’après le décès accompli; mais Dieu, qui prévoit l’avenir, a pleuré le monde avant sa perte. Selon une version (88)B., Sanhedrin 108b., par les termes ''au bout de 7 jours'', il est fait allusion aux 7 jours de deuil observés pour Mathuselah le juste (89)B., ibid.. R. Oshia interprète les mots (Lv 10, 7): car l’huile de l’onction divine est sur vous; comme vous vous êtes imprégnés de l’huile d’onction pendant 7 jours, de même vous observerez pour le décès de vos frères 7 jours complets (à la mort de Nadab et Abihu). R. Abahou au nom de Yohanan explique ces mots (Nb 12, 12-13): Ne sois donc pas comme un mort... Qu’elle soit séquestrée 7 jours etc.; comme cette séquestration dura 7 jours, le deuil pour un mort sera d’autant (90)J., (Nazir 7, 3) ( 56c).. Un disciple de l’école de Rabbi redit cette déduction de R. Yohanan devant R. Simon b. Lakish, qui ne l’accueillit pas (ne la trouvant pas fondée), et dit: je ne m’explique pas qu’ici il compare les 7 jours du deuil pour un mort à la séquestration de Miriam, tandis qu’ailleurs il déduit de ce même verset une comparaison relative à l’isolement, puisque R. Yohanan a dit au nom de R. Yanaï: des mots ''ne sois pas comme un mort'', on tire cette conclusion: aussi bien que les jours de deuil ne comptent pas pour le mois de naziréat (ils sont à défalquer), de même ceux de l’isolement ne comptent pas dans ce mois. R. Jérémie et R. Hiya au nom de R. Simon b. Lakish, ou R. Abahou et R. Yossé b. Hanina au nom du même interprètent ces mots (Dt 34, 8): les jours de pleurs du deuil pour Moïse furent achevés; le mot jours vise la première semaine d’affliction; les pleurs durent 2 jours, et le deuil comprend le reste du mois; d’autres renversent cet ordre et disent: le mot jours vise les deux premiers, le mot pleurs la semaine, et le mot deuil le reste du mois. R. Yossé ou R. Hiya au nom de R. Simon b. Lakish, ou R. Yona, R. Hiya et R. Simon b. Lakish au nom de R. Juda Nassi expliquent ces mots (Am 8, 10): je convertirai vos fêtes en deuil; comme les jours de la fête des tentes (sans la clôture) sont au nombre de 7, ceux du deuil seront d’autant. R. Amé dit à R. Hiya b. Aba: si on lui compare les jours de cette fête, le deuil devrait être de 8 jours, selon le nombre des jours de la fête? C’est que le 8e jour compte à part (91)Ci-dessus,(Hagiga, 1, 6).. Pourquoi ne pas déduire de cette fête ayant un seul jour, comme aussi la Pentecôte, que le deuil sera d’un seul jour? On en tire la déduction qu’en recevant l’avis d’un décès ayant eu lieu au loin, on n’observera le deuil qu’un jour.
Pnei Moshe non traduit
הרי שמוליכין אותו. אם מוליכין את המת ממקם למקום לקוברו שם וכגון אילין דקברין בבית שריי שמוליכין למקום בית שערים וקוברין מתיהן מאימתי מתחיל האבלות. ופליגי תנאי בהא אית תניי וכו'. אלו אבלים שנשארו כאן מונין משיצא המת מהעיר ואלו ההולכין לשם מונין משיסתום הגולל:
ואית תניי תני וכו'. הכל הולך אחר גדול המשפחה. כדמפרש ואזיל לחומרין שאם גדול המשפחה נשאר כאן אז הוא דאמרינן כהך תניא קמייתא שאלו שהן כאן מונין משיצא המת וכו' אבל אם הגדול משפחה הולך ללוות את המת לשם ונשארו שאר כאן בהא הוא לחומרא דבין אלו ובין אלו מונין שבעה ושלשים משיסתום הגולל ולא מקודם:
כהדא גמליאל זוגא. כך שמו. נפטרה אחותו כאן והעלה אותה לקברה במקום אחר וסליק הלל אחיו עמו אח''כ וא''ל ר' מנא להלל מכיון שאתה גדול המשפחה הכל נגררין אחריך וכשתעלה גבי אחיך שהם שמה אז הוי שליף סנדלך וכלומר לכשיתחיל האבילות שלך וזהו משיסתום הגולל תחלוץ הסנדל עם שאר האחים בזמן א' שהכל הולך אחר גדול המשפחה:
הֲרֵי שֶׁמְפַנִּין אוֹתוֹ מִקֶּבֶר לְקֶבֶר. אִית תַּנָּיֵי תַנֵּי. מִשֶּׁיִיסָּתֵם הַגּוֹלֵל הָרִאשׁוֹן. אִית תַּנָּיֵי תַנֵּי. מִשֶּׁיִסָּתֵם הַגּוֹלֵל הַשֵּׁינִי. רִבִּי יוֹנָה הֲוָה לֵיהּ עוֹבְדָה. שָׁאַל לְרִבִּי חֲנַנְיָה חֲבֵרוֹן דְּרַבָּנִן. אָמַר לֵיהּ. מִשֶּׁיִּסָּתֵם הַגּוֹלֵל הָרִאשׁוֹן. רִבִּי יִרְמְיָה הֲוָה לֵיהּ עוֹבְדָא. שָׁאַל לְרִבִּי זְעוּרָה. שָׁאַל רִבִּי זְעוּרָה לְרִבִּי אִמִּי. אָמַר לֵיהּ. מִשֶּׁיִּיסָּתֵם הַגּוֹלֵל הַשֵּׁינִי. אֲתַא לְגַבֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ. לְחוּמָרָא הוֹרִי לָךְ. רִבִּי יוֹנָה וְרִבִּי יוֹסֵה תְּרֵיהוֹן אָֽמְרִין. הָדָא דַתְּ אָמַר. בְּתוֹךְ שִׁבְעָה. אֲבָל לְאַחַר שִׁבְעָה כְּבָר עָבַר הָאֵבֶל. בְּשֶּׁנָּֽתְנוּ דַּעְתָּן לְפַנּוֹתוֹ. אֲבָל אִם לֹא נָתַן דַּעְתּוֹ לְפַנּוֹתוֹ מִשֶּׁיִיסָּתֵם הַגּוֹלֵל הָרִאשׁוֹן. כְּהָדָא. (גַּמְלִייֵל) [גַּמְלִיאֵל] דִּיקוֹנְתִּיָּה קָֽבְרוּנֵיהּ בּוּרְסָאיֵי גַּבּוֹן. בָּתָר תְּלָתָא יוֹמִין אִימְלְכוֹן מְחַזְרָא יָתֵיהּ. אֲתוֹן וּשְׁאָלוֹן לְרִבִּי סִימוֹן. אֲמַר לוֹן רִבִּי סִימוֹן בְּשֵׁם רִבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. מִכֵּיוָן שֶׁלֹּא נָתַתֶּם דַּעְתְּכֶם לַפַנּוֹתוֹ מִשֶּׁיִיסָּתֵם הַגּוֹלֵל הָרִאשׁוֹן. יֵישׁוּעַ אֲחוֹי דְדוֹרַיי הֲוָה לֵיהּ עוֹבְדָא. אֲתַא שְׁאַל לְרִבִּי אַבָּהוּ. אֲמַר לֵיהּ. מִשֶּׁיִּסָּתֵם הַגּוֹלֵל הַשֵּׁינִי. אָמַר לֵיהּ רִבִּי יַעֲקֹב בַּר אָחָא. עִמָּךְ הָיִיתִי וּשְׁאַלְתִּינָהּ לְרִבִּי אֶבְוּדַּמָא דְמִן חֵיפָה. אָמַר. מִשֶּׁיִיסָּתֵם הַגּוֹלֵל הָרִאשׁוֹן. אֲמַר לֵיהּ. אֲנָא לָא שְׁמָעִית. אִין שָׁמַעַת פּוּק וְהוֹרִי.
Traduction
On a effet enseigné: pour la mauvaise nouvelle d’une mort proche, on observe le deuil de la semaine et celui du mois; mais pour une mort lointaine, on n’observe ni l’une ni l’autre. Selon les uns, une nouvelle est proche si elle est annoncée dans le courant du mois qui a suivi le décès, et elle est lointaine si elle est annoncée après ce délai. Selon d’autres, elle est proche si elle est annoncée dans le courant de l’année; elle est lointaine, passé ce délai. R. Abahou dit au nom de R. Yohanan que le premier avis doit être adopté comme règle.
Pnei Moshe non traduit
אית תניי תני משיסתום גולל הראשון. חל האבלות מיד ואע''פ שלאחר כך מפנין אותו לקבר השני ואית תניי תני וכו':
אתא לגביה. כשבא ר' ירמיה אצל ר' חנניה וא''ל לחומרא הורו לך דמדינא מתחיל למנות משיסתום גולל הראשון:
הדא דאת אמר. דפליגי בהא דוקא אם מפנה אותו בתוך ז' משמת אבל לאחר ז' כבר עבר האבל ולכ''ע מונין השלשים משיסתום גולל הראשון:
בשנתן דעתו. בתחלה לפנותו מקבר לקבר בהא הוא דס''ל הך תנא בתרא משיסתום גולל השני אבל אם בתחלה לא היה דעתו ע''מ לפנותו לקבר אחר ואח''כ נמלך ופינה אותו לדברי הכל מונין משיסתום הגולל הראשון:
גמליאל דיקונתיה. ממקום קונתיה ונפטר במקום בורסא וקברו בורסאי אצלן ולאחר שלשה ימים נמלכו לפנותו ולהחזירו לקברות מקימו ושאלו לר' סימין ואמר להם מכיון שלא נתתם דעתיכם בתחלה לפנותו תמנו משיסתום הגולל הראשון:
א''ל ר' יעקב לר' אבהו עמך הייתי כשנשאל שאלה זו לר' אבודמא ואמר משיסתום גולל הראשון. וא''ל אני לא שמעתי זה מר' אבודמא ואם אתה שמעת פוק והורי כך:
Moed katane
Daf 15a
מְנַיִין לָאֵבֶל מִן הַתּוֹרָה שִׁבְעָה. וַיַּעַ֧שׂ לְאָבִ֛יו אֵבֶ֭ל שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃ וּלְמֵידִין דָּבָר קוֹדֶם לְמַתַּן תּוֹרָה. רִבִּי יַעֲקֹב בַּר אָחָא בְשֵׁם רִבִּי זְעוּרָא שָׁמַע לָהּ מִן הָדָא. וּפֶ֩תַח֩ אוֹהֶל מוֹעֵ֜ד תֵּֽשְׁב֨וּ יוֹמָ֤ם וָלַ֨יְלָה֙ שִׁבְעַ֣ת יָמִ֔ים וּשְׁמַרְתֶּ֛ם אֶת מִשְׁמֶ֥רֶת מִשְׁכַּן י֨י. כְּשֵׁם שֶׁשִּׁימֵּר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל עוֹלָמוֹ שִׁבְעָה. 15a כָּךְ אַתֵּם שִׁמְרוּ עַל אֲחֵיכֶם שִׁבָעָה. וּמְנַיִין שֶׁשִּׁימֵּר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל עוֹלָמוֹ שִׁבְעָה. וַיְהִ֖י לְשִׁבְעַ֣ת הַיָּמִ֑ים וּמֵ֣י הַמַּבּ֔וּל הָי֖וּ עַל הָאָֽרֶץ. ומִּתְאַבְּלִין קוֹדֶם שֶׁיָּמוּת הַמֵּת. אֶלָּא בָשָׂר וָדָם שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ מֶה עָתִיד לִהְיוֹת אֵינוֹ מִתְאַבֵּל עַד שֶׁיָּמוּת הַמֵּת. אֲבָל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שֶׁהוּא יוֹדֵעַ מֶה עָתִיד לִהְיוֹת שִׁימֵּר עַל עוֹלָמוֹ תְּחִילָּה. אִית דְּבָעֵי מֵימַר. אֵילּוּ שִׁבְעַת יְמֵי אֲבְלוֹ שֶׁלְמְתוּשֶׁלַח הַצַּדִּיק. אָמַר רִבִּי הוֹשַׁעְיָה. כִּי שְׁ֛מֶן מִשְׁחַ֥ת י֙י עֲלֵיכֶ֑ם. כְּשֵׁם שֶׁנִּתְרַוִּיתֶם בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה כָּל שִׁבְעָה. כָּךְ אַתֶּם שִׁמְרוּ עַל אֲחֵיכֶם כָּל שִׁבְעָה. רִבִּי אַבָּהוּ בְשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. אַל נָ֥א תְהִ֖י כַּמֵּ֑ת. תִּסָּגֵ֞ר. מַה יְמֵי הַמֵּת שִׁבְעָה אַף יְמֵי הֶסְגֵּר שִׁבְעָה. חַד בִּרְבִּי אֲמַר הָדָא דְרִבִּי יוֹחָנָן קוֹמֵי דְרִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ וְלָא קִיבֵּל עֲלוֹי. אֲמַר. הָכָא עֲבַד לָהּ לְהֶסְגֵּר. וְהָכָא עֲבַד לָהּ לְהֶחְלֵט. דְּאָמַר רִבִּי יוֹחָנָן בְּשֵׁם רִבִּי יַנַּיי. אַל נָ֥א תְהִ֖י כַּמֵּ֑ת. מַה יְמֵי הַמֵּת אֵינָן עוֹלִין. אַף יְמֵי הֶחְלֵט אֵינָן עוֹלִין. רִבִּי יִרְמְיָה וְרִבִּי חִייָה בְשֵׁם רִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. רִבִּי אַבָּהוּ רִבִּי יוֹסֵי בֶן חֲנִינָה בְשֵׁם רִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. וַֽיִּתְּמ֔וּ יְמֵ֥י בְכִ֖י אֵ֥בֶל מֹשֶֽׁה׃ יְמֵ֥י שִׁבְעָה. בְכִ֖י שְׁנֵיִם. אֵ֥בֶל שְׁלֹשִׁים. וְאִית דִּמְחַלְּפִין. יְמֵ֥י שְׁנֵיִם. בְכִ֖י שִׁבְעָה. אֵ֥בֶל שְׁלֹשִׁים. רִבִּי יוֹסֵה רִבִּי חִייָה בְשֵׁם רִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. רִבִּי יוֹנָה וְרִבִּי חִייָה וְרִבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ בְּשֵׁם רִבִּי יוּדָן נְשִׂייָא. וְהָֽפַכְתִּ֨י חַגֵּיכֶ֜ם לְאֵ֗בֶל. מַה יְמֵי הַחַג שִׁבְעָה. אַף יְמֵי הָאֵבֶל שִׁבְעָה. אָמַר רִבִּי אִמִּי לְרִבִּי חִייָה בַּר בַּא. אוֹ מַה יְמֵי הַחַג שְׁמוֹנָה. אַף יְמֵי הָאֵבֶל שְׁמוֹנָה. אָמַר לֵיהּ. שְׁמִינִי רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ הוּא. אוֹ מַה הַעֲצֶרֶת יוֹם אֶחַד. אַף הָאֵבֶל יוֹם אֶחַד. אָמַר לֵיהּ. מִיכָּן לַשְּׁמוּעָה רְחוֹקָה. וְתַנֵּי כֵן. שְׁמוּעָה קְרוֹבָה יֵשׁ לָהּ שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים. וּרְחוֹקָה אֵין לָהּ שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים.
Traduction
– Si quelqu’un apprend pendant la fête qu’il a perdu un parent, dès l’achèvement des jours de cette fête, le mois de deuil se trouve accompli (englobé). Les compagnons d’étude disent: lorsqu’on apprend une telle nouvelle dans le cours du mois, il faudra compter 7 jours même après le mois écoulé (soit après la fête). —Non, leur dit R. Yossé, puisque l’on a appris la nouvelle à un moment où l’on ne pouvait pas observer le deuil, c’est comme si on l’avait appris après le mois, et un seul jour de deuil suffit. R. Idi de Césarée dit au nom de R. Yohanan: si une nouvelle rapprochée nous arrive un jour de Shabat, on déchirera le vêtement le lendemain, et l’on observera ce jour de deuil. Selon R. Hanania, on n’observera plus de deuil. —Mais, objecta R. Mena, pratique-t-on le déchirement de l’habit, sans observer le deuil? —Oui, lorsqu’on apprend le décès de son père ou de sa mère longtemps après, et que c’est un jour de solennité, on déchirera l’habit le lendemain, sans autre deuil. R. Abahou dit au nom de R. Yohanan: si même on n’observe le deuil que par jonction indirecte (p. ex. pour un petit-fils (92)En s'associant au deuil de son fils., on ne devra pas se raser. Ainsi, lorsque R. Mena se trouvait à Césarée, il apprit que son petit-fils était mort, et pourtant il alla se faire raser. Maître, lui dirent les habitants, ne nous as-tu pas appris que même pour un deuil indirect, il est défendu de se faire raser? —Oui, dit-il, pour ceux qui étaient présents à la mort; mais ce n’est pas défendu à ceux qui étaient absents. R. Abdima b. Toubi dit au nom de R. Abahou qu’en un tel cas de jonction directe à la cause du deuil, on est aussi tenu de déchirer son vêtement; car, dit R. Abahou, de ce qu’il est écrit (Ez 24, 17): gémis en silence, on conclut que l’affligé doit d’ordinaire faire entendre sa douleur; puis il est dit (ib.): tu n’observeras pas le deuil habituel pour les morts; c’est que d’habitude on porte le deuil pour eux; ta coiffure sera fixée sur ta tête; selon les uns, c’est une allusion aux phylactères que les affligés habituels ne mettent pas; selon d’autres, il s’agit de vêtements brillants (interdit en ce cas). Le premier avis, qui parle de phylactères, suppose qu’ils sont interdits les deux premiers jours de deuil, comme l’affliction essentielle dure autant; le second avis parle de vêtements brillants, car, comme leur éclat dure un mois, tout le premier mois de deuil comporte certains interdits. Tu mettras tes chaussures aux pieds, est-il dit; donc, c’est interdit d’ordinaire à l’homme affligé. Puis (ib.): tu ne te couvriras pas le visage jusqu’aux lèvres; c’est que l’affligé habituel doit se couvrir la tête jusqu’à la bouche. Et pourquoi ne pas la couvrir par le bas? Pour ne pas laisser supposer, dit R. Hisda, que c’est pour cacher un mal de la bouche (et non à cause du deuil). Tu ne mangeras pas le pain des hommes; ceci prouve que les petits vont aux grands pour les restaurer (comme on le fit envers Ézéchiel). Et d’où sait-on qu’en ce cas les grands vont aussi chez les petits? De ce qu’il est dit (Jr 16, 5): Car ainsi l’a dit l’Éternel, tu n’iras pas à la maison de deuil, etc. (Cette exception à l’égard du prophète confirme la règle habituelle).
Pnei Moshe non traduit
ולמדין דבר מקודם למתן תורה. בתמיה שמא משניתנה תורה נתחדשה הלכה אלא כדר' יעקב בר אחא דיליף מלאחר מ''ת:
כך אתם שמרו על אחיכם כל שבעה. שידע שעתידים למות ביום השמיני:
מה ימי המת שבעה אף ימי הסגר שבעה. כלומר דימי הסגר כתיב בהדיא שבעה ומדקאמר אל נא תהי כמת מכאן רמז לאבל ימי המת שבעה דשוין הן לימי הסגר. וגרסי' ולהא לקמן בפ''ז דנזיר בהלכה ג':
ולא קביל עלוי. ר''ל להאי דר' יוחנן לפי שהיה קשה לו ואמר הכא עבד לה להסגר דמקיש ימי המת לימי הסגר. והכא בנזיר שם דתנינן ימי הסגר של מצורע הרי אלו עולין למנין ימי הנזירות אבל ימי החלטו אין עולין לו ויליף ר' יוחנן מדכתיב אל נא תהי כמת מקיש ימי החלט למת מה ימי המת וכו' וסותרין הדרשות אהדדי. ובנזיר גריס איפכא וע''ש:
ימי. רמז לשבעה:
בכי. רמז לשני ימים לבכי:
אבל. רמז לשלשים:
ואית דמחלפין. ודרשי כסדר שהשנים הראשונים הן לבכי מדסמיך בכי לימי ומדלא כתיב בכי ימי אבל משה דריש לרבות שבעה שהן נוהגין ביותר משאר ימים שאחריהם ואבל לשלשים היא דאתיא:
ר' יונה ור' חייה וכו'. מכאן למדנו לאבל שבעה דכתיב והפכתי חגיכם לאבל וגו':
מכאן לשמועה רחוקה. היקשא לעצרת נמי ילפינן מהאי קרא ולשמועה רחוקה הוא דאתא שאינה נוהגת אלא יום אחד:
אֵית תַּנָּיֵי תַנֵּי. שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בְתוֹךְ שְׁלֹשִׁים. וּרְחוֹקָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים. אֵית תַּנָּיֵי תַנֵּי. שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בְתוֹךְ שְׁנֵים עַשָׂר חוֹדֶשׁ. וּרְחוֹקָה לְאַחַר שְׁנֵים עַשָׂר חוֹדֶשׁ. רִבִּי אַבָּהוּ בִשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. הֲלָכָה כְדִבְרֵי מִי שֶׁהוּא אוֹמֵר. שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בְתוֹךְ שְׁלֹשִׁים וּרְחוֹקָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים.
Traduction
On a enseigné (93)Ci-dessus, 9. Cf. Grætz, 4 (2e éd.), p. 421.: les objets suivants sont interdits à l’affligé, savoir de se baigner, de s’oindre le corps, de se chausser, d’avoir des relations conjugales, de se raser, de laver le linge, de lire la loi, ou de l’exégèse, d’enseigner des règles doctrinales et des légendes, de s’informer de la santé d’autrui, de travailler – (94)Suit un passage traduit en (Berakhot 2, 5)..
Pnei Moshe non traduit
אית תניי תני שמועה קרובה. נקראת כשהיא בתוך שלשים:
הלכה כדברי מי שהוא אומר וכו'. דהלכה כדברי המיקל באבל:
Textes partiellement reproduits, avec autorisation, et modifications, depuis les sites de Torat Emet Online et de Sefaria.
Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source